Les types de textes et leur structure

Le texte informatif


L'introduction sert à présenter le sujet, à plonger le lecteur "dans le bain" du texte, pour qu'il ait dès le départ toutes les informations nécessaires à la compréhension de ce qui suit. Elle se compose généralement d'un paragraphe de trois, quatre ou cinq phrases, mais peut être plus longue ou plus courte selon la longueur du texte. On dit souvent que l'introduction représente environ le dixième du texte entier.

Si on veut informer le lecteur, on peut
- annoncer son sujet;
- situer son sujet dans un contexte plus général;
- présenter la façon dont le sujet sera traité, en donnant le plan de son développement.

Par exemple,

"René Lévesque fut premier ministre du Québec de 1976 à 1985. C'est sûrement un des hommes qui ont le plus marqué la politique québécoise au cours des vingt dernières années. Voilà pourquoi on s'intéressera à sa carrière en décrivant d'abord son cheminement jusqu'à la fondation du Parti Québécois, puis sa prise du pouvoir et les politiques de son gouvernement, et enfin le référendum de 1980 qui a mené à sa démission en 1985."


Le développement constitue le coeur du texte, dans lequel les idées sont exposées logiquement, pour mettre en valeur son argument ou son intrigue. Il se compose de plusieurs paragraphes, qui permettent de bien séparer les blocs de faits, les arguments ou les événements. Un paragraphe comporte toujours plus d'une phrase; sa longueur varie selon l'ampleur de l'idée à exprimer. On essaie généralement de changer de paragraphe chaque fois qu'on passe à un nouveau groupe d'idées; le nombre de paragraphes varie donc en fonction du nombre d'idées. On considère que le développement représente en gros 80% du texte entier.

Si on veut informer le lecteur, on peut
- apporter des faits se rapportant au sujet;
- mettre en relation plusieurs de ces faits.

Par exemple,

"- Très tôt dans sa carrière, René Lévesque a été animé par des convictions souverainistes; c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il a démissionné du Parti libéral du Québec, dont il faisait partie (...)
- Il était très populaire auprès du public; c'est pourquoi il est devenu chef du P.Q. en 1968 (...)"


La conclusion est en quelque sorte le "dessert" du lecteur, la dernière impression qu'il conservera du texte. Il faut donc en profiter pour y résumer le texte, redire le message essentiel ou révéler la clé de l'intrigue. Il se compose généralement d'un paragraphe de trois à cinq phrases, mais comme l'introduction, sa longueur peut varier en fonction du texte. La conclusion est ordinairement aussi longue que l'introduction.

Si on veut informer le lecteur, on peut
- faire une synthèse rapide des faits présentés;
- ouvrir des perspectives plus larges sur le sujet.

Par exemple,

"René Lévesque a donc marqué le Québec en éveillant l'idéologie souverainiste, par les politiques de son gouvernement (par ex., la loi 101) et par son référendum qui a invité les Québécois à décider de leur avenir. Il demeure une référence incontournable dans l'histoire du Québec."



On décide d'écrire un texte informatif quand on veut présenter des faits au lecteur, lui faire apprendre du nouveau en restant neutre, sans lui donner son opinion personnelle sur le sujet.

On choisit de rédiger un texte expressif quand on souhaite manifester son opinion sur un sujet, en discuter, l'analyser sous un angle personnel.

On opte pour un texte incitatif quand on désire convaincre le lecteur d'adopter un point de vue, l'inciter à agir d'une certaine façon ou justifier sa propre manière de penser ou d'agir.

On entreprend la rédaction d'un texte ludique quand on a l'intention d'amuser son lecteur, de l'émouvoir, de le distraire, de stimuler son imagination - et de laisser travailler sa propre créativité


Ne paniquez pas! Toutes ces informations ne sont là que pour vous donner un canevas de travail de base, pour vous aider à structurer votre texte si vous n'aviez aucune structure en tête au départ. Vous pourrez le modifier à votre gré, selon votre sujet, votre créativité et votre inspiration!